© Omega Pharma-Quick Step Francesco Chicchi. Ça s'est joué d'un rien mais ça a suffi à Francesco Chicchi (Omega Pharma-Quick Step) pour offrir à son équipe son premier succès cette année. Hier au Tour de San Luis, le sprinteur italien a vaincu au sprint Juan-José Haedo. Il y a deux ans, Chicchi avait entamé le Tour de San Luis de la même manière. "Ça a été une étape exténuante, a-t-il commenté après le passage de la ligne. A 50 kilomètres de l'arrivée, l'équipe a forcé l'allure avec la Saxo Bank. Nous avons tiré profit du vent et sommes parvenus à fracturer le peloton. Quand je levais la tête, je voyais des coureurs comme Chavanel, Boonen et Leipheimer rouler pour moi ! Je ne pouvais pas passer à côté. Tom Boonen m'a lancé à la perfection. Dans les derniers mètres j'ai vu que Haedo me remontait mais j'ai tout donné et je suis parvenu à lui résister d'un rien."
Alberto Contador. Revenu à la compétition un mois plus tôt que d'ordinaire, et une semaine avant le verdict du Tribunal Arbitral du Sport, Alberto Contador (Team Saxo Bank) ne s'attendait pas à vivre une rentrée aussi exigeante. "Ça a été une première étape plus compliquée que ce à quoi nous nous attendions, a-t-il déclaré à la presse à l'arrivée. Il a commencé à pleuvoir et il a fait assez froid. Ça a généré de la tension. J'ai évité la chute de peu mais j'ai crevé. Malgré tout ça a été une bonne journée pour moi dans l'ensemble, même si les jambes doivent encore trouver le rythme." Le sextuple vainqueur de Grand Tour a fait savoir qu'il ne fallait certainement pas l'attendre aux premiers rangs du classement général cette semaine. L'inverse ne nous semblerait pourtant pas incohérent.
Damien Monier. Il manquera un coureur vendredi matin au moment de la présentation de l'équipe Cofidis à la Villette. Hospitalisé après le grave accident de la circulation dont il a été victime, Damien Monier (Cofidis) va devoir rester au moins dix jours à l'hôpital. Son retour sur un vélo, un home-trainer pour commencer, ne lui sera permis que dans un bon mois, pour un retour à la compétition prévu en avril. Samedi, Damien Monier s'entraînait du côté de Clermont-Ferrand lorsqu'il a été percuté par un véhicule. Le conducteur maladroit s'est aussitôt arrêté pour lui porter secours. Contraint actuellement de s'alimenter avec une paille, Damien Monier souffre de multiples fractures de la face. Mais le coureur de 29 ans "va bien et récupère très vite", a assuré hier soir son manager Eric Boyer sur Twitter.
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© Sirotti Mark Cavendish. Personne n'a oublié le casque aussi aérodynamique qu'inesthétique employé par Mark Cavendish (Team Sky) le jour de sa victoire au Championnat du Monde. Or voilà qu'il fait aujourd'hui polémique après les déclarations d'un commissaire UCI au Tour Down Under, Guy Dobbelaere. En Australie, ce membre du jury a interdit les coureurs de l'équipe Lotto-Belisol de faire usage d'un casque identique. "Il est interdit d'ajouter des éléments externes au casque, a-t-il précisé dans la Gazet Van Antwerpen. A Copenhague, le départ avait été assez chaotique si bien que nous n'avons pas pu contrôler tout le monde. Malgré tout je ne pense pas que ça puisse remettre en doute le titre de Mark Cavendish." Aucune action ne devrait être prise contre le champion du monde, bénéficiaire d'une faille qui lui a permis de faire entrave à la règle.
Soyons clairs, ce sera de l’inédit. Et à tous les niveaux. Le village de 438 âmes de Saint Pompon se situe au cœur du Périgord Noir, à une trentaine de bornes de Sarlat. Bref, le pays de la bonne pitance. Paris et Marseille sont à six heures de route, comptez cinq heures de bagnole depuis Lyon et deux bonnes heures depuis la ville Rose. Cette classique régionale (manche du Massi X Challenge) a donc décidé de franchir le pas avec le label Coupe de France. Et pas question de passer à côté de l’événement. L’énergique organisateur, Gilbert Henry lance : « Je pense que l’on va multiplier la population du village par dix durant le week-end
de Coupe de France.» Côté sportif, Yvon Vauchez le patron de l’équipe de France commente : « Je suis très agréablement surpris par ce que j’ai pu trouver là-bas. Ce sera un circuit très visuel, les pilotes vont se régaler. La short race sera également tracée dans le centre du village, ça donnera de belles épreuves je pense. » Aux derniers relevés GPS, le circuit « olympique » atteint 5,3km alors que la boucle « classique » cumule 8,5 km. Vous retrouvez les infos de la Coupe de France par ici.

Ce n’est pas vraiment une surprise. Récemment, Martin Whiteley avait annoncé la signature d’Anton Cooper avec sa société de management d’athlète « 23 degrees ». La suite logique était donc l’intégration du Néo-Zélandais dans la structure Trek World Racing, également managée par l’Australien. Quasiment inconnu jusqu’au mois d’août, Cooper a remporté les deux dernières étapes de la Coupe du monde (Nove Mesto et Val di Sole). A Champéry, après un départ catastrophique il avait réussi une folle remontée pour terminer à la deuxième place. L’an prochain, le maillot arc-en-ciel sera sur les épaules de Victor Koretzky mais le jeune Kiwi sera particulièrement attendu. Sous la tunique Trek, il retrouvera les frangins Flückiger, Mathias et Lukas, mais aussi Willow… Rockwell ! Après un mariage et une maternité, l’ancienne miss Koerber revient aux affaires pour tenter de décrocher sa qualification pour les Jeux. D’ailleurs, son ancien champion du monde de mari, Myles, sera officiellement intégré dans le staff de la structure. Du côté des descendeurs, Aaron Gwin fait toujours partie de la maison après une incroyable saison 2011 où il remporta cinq des sept manches de la Coupe du monde avant de devenir le premier Américain à soulever le trophée international. Le Californien, élève de John Tomac, aura à ses côtés le Néo-Zélandais Justin Leov et l’Américain Neko Mulally. L’autre info, et elle est plus étonnante, c’est le départ de l’Anglaise Tracy Moseley, vainqueur de la dernière Coupe du monde : « Qui réoriente sa carrière et devrait annoncer ses plans sous peu » explique le communiqué.Qui remportera la premi?re manche de la Coupe du monde XCO le 17 mars ? Pitermaritzburg ?
Après le départ de Victor Koretzky dans l’équipe Bikepark, les responsables d’Adrisport chercher de nouveaux coureurs VTT : « On a
vécu une année exceptionnelle avec le titre mondial de Victor. On sait que ça ne sera pas comme ça toutes les années mais l’on souhaitait continuer à s’investir en VTT.» Pour remplacer le Languedocien, les Bretons pourront compter sur Antoine Bouqueret, aperçu au printemps en Equipe de France à Offenburg (21e). Le Normand est aussi à l’aise en VTT que sur la route ou en cyclo-cross (6e dimanche à Lignières en Berry). En 2012, il sera l’un des candidats au podium juniors. Laura Charles suit le même chemin. L’Auvergnate portera la saison prochaine les couleurs de son club de Super Besse mais roulera également sur Adrisport. Cette saison, elle a remporté la Coupe de France cadettes et en faisant forte impression lors de la finale (3e avec les juniors). Hier, l’élève du Pôle France a pris la 3e place du challenge national en juniors dans le centre de la France. 
L’idée était simple : sur six grandes courses du calendrier (Cassis – les Coupes de France et le Championnat de France), nous souhaitions établir une hiérarchie des marques françaises sans s’en tenir à l’appellation team officiel. D’autre part, nous espérions que ce classement permette aux jeunes talents isolés dans les clubs d’être repéré par des managers d’équipes de marques. En partenariat avec la société Vecosport (lire ci contre), le classement a début au soir du Raid Offroad de Cassis. Et d’entrée, Scott s’est positionnée comme une candidate sérieuse au titre. Au delà de son équipe fanion « Scott les Saisies », on retrouvait également des coureurs de Creuse Oxygène ou encore Aix VTT. Bref, au total 39 pilotes ont engrangé des points pour l’enseigne suisse qui devient logiquement la première marque de France. Et elle squatte presque tous les classements avec la deuxième place chez les élites hommes, la première place chez les cadets et réalise un carton chez les juniors hommes et dames. Au niveau individuel, Margot Moschetti s’impose. La jeune monégasque, quasiment inconnue en 2010 a remporté cette année la dernière manche de la Coupe de France mais a également pris la 10e place des Mondiaux juniors… pour sa première année dans la catégorie. Cette saison, elle évoluera sous les couleurs Scott les Saisies. A noter également la belle 6e place de la marque Adrisport avec seulement deux coureurs (Victor Koretzky et Anaïs Simon). New Cycling prend la 8e place avec quatre pilotes dans les points. Cette saison, le championnat des France devrait vivre sa deuxième saison et avec quelques surprises à la clé.L'intégralité du classement à retrouver ici ! Qui remportera la premi?re manche de la Coupe du monde XCO le 17 mars ? Pitermaritzburg ?

Après tout, est-ce une surprise ? Michel Hutsebaut n’a jamais caché sa passion pour le cyclo-cross. Et forcément, le manager parisien suivait de près depuis plusieurs semaines l’incroyable progression de Lucie Chainel, 4e de la Coupe du monde de cyclo-cross pour sa saison de reprise après la venue de son deuxième enfant. La Vosgienne avait confié son souhait de revenir à ses premiers amours en VTT. Il était tout naturel de voir les deux parties se rapprocher. D’autant plus que par le passé, l’épouse du professionnel de la Française des Jeux avait porté les couleurs de la structure Bianchi, managée par Hustebaut. Cette semaine,
ils sont parvenus à un accord. « Lucie a manifesté le désir de se lancer à fond dans le VTT. Elle m'a fait part de son projet depuis plusieurs semaines maintenant, mais à cette date tardive, il a été plus long de se mettre d'accord sur une proposition qui puisse lui permettre de rouler dans des conditions dignes de ce nom, tout en s'assurant que les moyens étaient bien là. Même si le cyclo-cross n'est pas le VTT, Lucie a fait la preuve de sa motivation et de son adhésion au projet collectif du team pendant cette phase de réflexion, ce qui m'a incité à franchir le pas, et lui faire une proposition dès cette année. » Concentrée sur sa saison hivernale (à deux étapes de la finale, elle peut encore remonter à la deuxième place du général de la Coupe du monde), elle ne sera pas présente à la présentation officielle de l’équipe dans une semaine à Peisey Vallandry. Mais elle pourrait s’aligner au départ de la première Coupe du monde le 18 mars à Pietermaritzburg (Afrique du Sud). Elle retrouvera alors ses nouveaux coéquipiers, Maxime Marotte et bien entendu, la numéro un mondial Julie Bresset. Même si elle devrait partir en fond de grille (elle ne possède pas de point UCI), la dame des Vosges nourrira des ambitions bien légitimes. Photos Fabrice Lambert/sportbreizh.com Qui remportera la premi?re manche de la Coupe du monde XCO le 17 mars ? Pitermaritzburg ?
Cette saison, ils seront neuf pilotes à porter les couleurs de la meilleure équipe française. Depuis une semaine, Lucie Chainel (Championne de France Cyclo-cross) est venue compléter un effectif déjà riche. Pour rester fidèle à ses habitudes, Michel Hutsebaut n’a pas révolutionné son équipe à l’inter-saison. Mais la structure a bel et bien passé un cap. Après avoir obtenu la prolongation de Julie Bresset et Maxime Marotte (jusqu’en 2013), le manager parisien s’est attaché à renforcer son groupe. Il a d’abord choisi de faire confiance au jeune Belge Ruben Scheire, 21 ans cette année. Le pilote originaire de Gand avait terminé à la 4e place de la Coupe du monde moins de 23 ans à Windham et pointe au 68e rang mondial. L’autre surprise vient de la venue de la Suissesse Lorraine Truong, championne de suisse chez les espoirs et dixième du dernier mondial. Mais si la structure prend un accent international, elle n’oublie pas pour autant ses racines en faisant confiance au Marseillais, Thibault Geneste qui découvrira la catégorie des moins de 23 ans. Mais la structure évolue également dans son encadrement. Pierre Lebreton abandonne officiellement le costard de coureur pour devenir team manager adjoint. L’ancien médaillé de bronze des Championnats de France 2006 explique : « Les choses se sont faites assez naturellement. Ca fait déjà pas mal d’années que j’avais déjà un pied dans l’encadrement. L’équipe a du
élevé son niveau d’exigence alors c’était le bon moment. Mais j’aurais encore un pied sur le terrain en roulant avec les coureurs lors des reconnaissances… » Que faut-il attendre pour 2012 ?
Vallandry a les moyens de remonter à hauteur de la deuxième place. D’autant plus qu’elle pourra compter cette saison sur une Laura Metzler libérée de ses obligations scolaires et qui nous a confié : « C’est beaucoup plus facile aujourd’hui pour m’entraîner. Je suis libre chaque après midi. Ce n’est même plus comparable. » Forcément, d’un point de vue individuelle, les regards seront focalisés sur Julie Bresset et Maxime Marotte. Sauf accident, la Bretonne est assurée d’une participation à l’épreuve olympique d’Hadleigh Farm le 11 août. Quant à Maxime Marotte, il a explosé en 2011 avec trois podiums en Coupe du monde et une 5e place au général : « Aujourd’hui la participation aux Jeux est clairement mon objectif. Même si j’ai fait une belle saison dernière, je sais que tout est remis à zéro est nous serons jugé sur quatre courses… » Pour sa quinzième saison, le groupe tricolore grandit encore. Et la saison olympique pourrait marquer un nouveau départ. Dans la cour des grands. 
Dans un peu plus de deux mois, elle changera de décor. De monde. De sport, aussi. Elle sera au départ de la Coupe du monde de VTT à Pietermaritzburg en Afrique du sud. Comme nous vous l'annoncions un peu plus tôt dans la journée, Lucie Chainel s'est engagée avec l'équipe BH Sr Suntour Peisey
Vallandry. Mais avant, encore fallait il confirmer son impressionnante suprématie hivernale. Pourtant, en début de course, c'est Pauline Ferrand Prévôt qui fait souffrir ses petites camarades : "Pour mon dernier cross de la saison, je voulais faire les choses à fond", confie la pilote Rabobank. Mais un problème mécanique l'oblige à un arrêt au poste de dépannage: "J'en ai profité pour attaquer, ce genre d'aléas fait partie de la course", souffle Chainel. Les deux filles se battront à grand coup de secondes. Mais Pauline Ferrand Prevot ne refera jamais son retard. Sur la ligne, 14 secondes séparent les deux filles. Chainel confie : "Sur la fin, c'était vraiment dur. J'avais des crampes. Il ne fallait pas un tour de plus." Sur le podium, le contraste est saisissant : Chainel, dans un élan maternel, Prend dans ses bras sa rivale champenoise. De son côté, Mani peine à ravaler sa frustration et tire une tronche d'enterrement. Les trois filles ne devraient pas tarder à se retrouver, mais sur le VTT cette fois. Place au deuxième acte.Qui remportera la premi?re manche de la Coupe du monde XCO le 17 mars ? Pitermaritzburg ?

Ancienne vététiste et aujourd’hui maman de deux enfants, l’épouse du professionnel de la FDJ, a remporté logiquement la première manche du triptyque national. La fille du CC Etupes a prouvé en ce début de saison qu’elle était capable de se frotter aux meilleures mondiales. Pour Pauline, cette victoire n’est pas une surprise : : « Je ne suis pas étonnée. Je savais
qu’elle était forte. Je l’ai trouvé très affutée ! Elle a déjà couru à l’internationale, alors que je n’ai pas encore attaqué. Je ne m’affole pas, la saison est encore longue… » Aujourd’hui, dans le Centre de la France, l’affaire était mal embarquée pour la dernière vainqueur de la Coupe du monde U23 : «J’ai été tassée dans le premier virage et je me suis vite retrouvée assez loin. Je crois que j’étais neuvième. Je suis remontée devant et j’étais avec Lucie et Christel… » Mais au moment du démarrage victorieux de Chainel : « J’étais mal placée quand elle est partie. Elle a pris du temps. J’ai essayé de boucher le trou mais quand j’ai vu qu’elle me reprenait du temps, j’ai pris un petit coup au moral. » Mais la demoiselle de 19 ans ressort satisfait de ce test grandeur nature. Dans une semaine, elle débutera sa saison internationale par les Championnats d’Europe à Lucca, Italie. Sa rentrée en Coupe du monde est prévue pour décembre. Photos Fabrice Lambert/sportbreizh.com Qui remportera la premi?re manche de la Coupe du monde XCO le 17 mars ? Pitermaritzburg ?
Sabrina Enaux portera donc cette saison les couleurs Specialized. Elle explique : « Je connaissais Yann (Noce, responsable marketing) depuis longtemps. Les choses se sont faites assez naturellement » avoue la Vosgienne qui endossera également le rôle d’ambassadrice France de la gamme féminine. Changer d’équipe l’année des Jeux Olympiques peut
comporter certains risques. Enaux s’explique : « Il n’y avait pas vraiment d’affinité hors vélo avec Felt. On parlait anglais avec certaines personnes mais la base de l’équipe étant allemande (avec un coureur autrichien et un coureur suisse), ça leur arrivait souvent de parler entre eux… Tu te sens vite exclue dans ses cas là.» En fin de saison, elle décide donc de franchir le pas et de monter sa propre structure. Après un bref entretien avec une équipe française, elle décide de franchir le pas : «Pierre (Carboni, mécanicien équipe de France), sera mon mécano sur les Coupes du monde et j’ai trouvé des partenaires personnels ! Je sais qu’en cas de problème, je pourrais bénéficier d’une aide de la structure américaine sur les grosses courses… » Cette saison, Enaux devrait donc rouler essentiellement en 29 pouces et visera une qualification olympique. L’an passé, elle avait pris la 12e place de la Coupe du monde à Dalby Forest. La denrière saison olympique en 2008 fut l'une des plus régulières pour la Vosgienne qui aura bientôt 34 ans. Elle avait notamment remporté les classements généraux de la Coupe d'Allemagne et de France (avec les quatre étapes en prime). Elle avait notamment égalé sa meilleure performance internationale (9e au Mont Sainte Anne) avant de terminer l'année au 15 rang de l'Union Cycliste internationale.
Les partenaires Specialized notamment la gamme : Women
Comme prévu, Julie Bresset a débuté aujourd’hui sa courte période de cyclo-cross qui l’a mènera jusqu’au Championnat de France de Quelneuc le 8 janvier. La Bretonne s’est alignée sur le Challenge régional à Châteaugiron en Île et Vilaine. Et la demoiselle est venue se mêler à la bagarre avec les cadets. Dans le train en direction de Fontainebleau pour un rendez-vous avec le Ministère de la Défense (elle fait partie du personnel civil), elle explique : « Le parcours était sympa, je me suis bien amusée. C’était sympa ». Elle reprend «C’était une bonne journée de travail pour une reprise. Pour un début, ce n’est pas trop mal. » Manuella Glon, futur pilote du team GT Pays des Abers et actuelle 5e du challenge national prend la deuxième place. Dans une semaine, Julie sera la favorite du titre régionale à Carhaix, village connu pour accueillir le Festival des vieilles Charrues.
A trente ans, Sabrina Jonnier possède l’un des plus beaux palmarès de la descente mondiale : deux fois championne du monde (2006-2007), quintuple vainqueur de la Coupe du monde DH (2003 -2005-2007-2009-2010), mais aussi 4X (2004), seize victoires d’étapes sur le circuit international, seule Anne-Caroline Chausson possède une armoire à trophée plus garnie. Au sortir d’une saison compliquée, la Hyéroise a dû faire face à l’arrêt de la structure Rocky Mountain, a laquelle elle appartenait depuis 2008. Elle explique : «Lors du Roc d’Azur, par l’intermédiaire de Fred Glo (importateur Rocky Mountain
France) j’ai pu rencontrer Cédric Braconnot. On a fait connaissance et c’est vrai que le projet dans sa globalité m’a vraiment emballé.» Près de deux mois plus tard, la voilà engagée comme deuxième pilote – en plus de Rémi Thirion - sous les couleurs Vosgiennes : « C’est vrai qu’avec Sabrina, on ne se connaissait pas vraiment » avoue le patron de la petite marque française. Mais il reprend : « Elle est venue chez nous et a pu rouler avec le vélo. C’est une super opportunité pour nous de faire rouler Sabrina qui est une grande dame de la descente française. En plus, la présence de Rémi (Thirion) peut lui apporter beaucoup. » En 2012, Sabrina Jonnier devrait également être présente sur une partie du circuit enduro. Elle lance : « C’est une petite marque dynamique et il y a plein de projets en cours. Je suis vraiment ravie, alors que je suis proche de ma fin de carrière, de pouvoir revenir en France. » Au niveau des partenaires, Bos mais aussi Easton et Giro débarquent sur le maillot Vosgien. Mais pas seulement : « William Balaud qui roulera en enduro aura également la charge de manager l’équipe en descente », confie Braconnot. Pour Jonnier, après une décennie à l’étranger à courir pour des structures américaines (Intense, Iron Horse et Rocky Mountain), Jonnier entame un sacré pari. Avec l’ambition de retrouver le sommet de la hiérarchie mondiale. 
Champion de France DH Elite sur la face de Bellevarde et révélation de la saison 2010, Romain Paulhan voulait confirmer cette saison. Avec un podium à Bromont en coupe du Canada (3e) et des top 20 en coupe du monde (Mt Saint Anne, Leogang), c’était bien engagé. 19e du circuit international en juillet, il pouvait mieux appréhender les manches. En effet, « rentrer dans le top 20 permet d’être directement qualifié pour la finale et d’aborder les qualifications sereinement ». La trajectoire était donc ascendante pour le pilote du Team Planète 2 roues Lozère, « satisfait mais loin d’être rassasié ». Sur la manche de Windham, « une erreur de trajectoire de 20 cm dans un pierrier » le jette à terre : fracture de l’humérus (voir la chute ici). « Ca a été un choc, quelques jours avant le gros objectif des championnats de France à Méribel, un tracé qui m’avait souri en 2010 (2ème à 2 secondes de Pascal) ». Mais le pilote de 23 ans n’a pas perdu la face malgré la frustration. « J’ai complètement changé mon programme de l’été, j'ai fait la fête avec mes amis, des concours de pétanque [rires] et je suis parti en Corse pour ne pas déprimer devant les vidéos des manches de coupe du monde ». A peine le temps de profiter du repos forcé, Romain a entamé en septembre un DUT Technique de Commercialisation au sein de l’école de commerce du Bourget du Lac, avec des horaires aménagées qui lui changent la vie. « On a cours seulement le matin et l’après midi est libre pour bosser ou s’entrainer, ça me change des années précédentes lorsque j’étais perchiste ». Depuis fin septembre, Romain s’entraine doucement, son bras gauche n’ayant « pas encore la même force que le droit ». Natation, motocross et vélo de route sont au programme, en attendant les gros entrainements hivernaux pour préparer 2012. Car Romain n’a rien perdu de ses ambitions : « en 2012, l’objectif est clair, intégrer le top 15 mondial et redevenir champion de France aux Gets. » D’ailleurs, il pense que son arrivée au sein de l’équipe suisse Scott 11, le fera progresser; « Ca ne pourra que me tirer vers le haut ». L'équipe Scott 11 devrait annoncer l'arrivée d'un gros calibre dans les jours à venir. Romain garde les pieds sur terre et reste fidèle à « ses potes » qui l’ont soutenu après sa chute. « On est une bande de 5-6 avec Myriam Nicole à s’entrainer sur Chambéry et c’est vraiment motivant, on se marre bien tout en progressant ». La chute de Windham ne semble pas avoir refroidi ses ardeurs, bien au contraire. La carrière du Lozérien peut continuer. Par Marius LOUVETQui remportera la premi?re manche de la Coupe du monde XCO le 17 mars ? Pitermaritzburg ?

Vendredi dernier, Adrien Pastor, le manager de la structure, était à Fréjus. Non pas pour se dorer la pilule au soleil du Sud de la France mais pour régler les derniers détails de l’arrivée de la Norvégienne Lene Byberg chez GT-Skoda-Chamonix. La Scandinave n’était pas vraiment dans les plans de la structure française. Mais les choses se sont vite enchaînées.
La demoiselle qui fut l’une des égéries du calendrier cyclepassion était en contact avec l’importateur Norvégien GT. Et la marque américaine qui souhaite concentrer ses forces en cross-country sur l’écurie tricolore a logiquement orienté Byberg vers Adrien Pastor. Une fois un accord trouvé entre la France, la Norvège et les Etats – Unis, rien ne pouvait empêcher la pilote blonde de débarquer sous le maillot GT-Skoda-Chamonix. D’ailleurs, elle pourra partager quelques séances d’entraînement avec ses coéquipiers, Cédric et Cécile Ravanel. En effet, la Norvégienne a pris ses quartiers d’hiver à Fréjus : « Je suis venue souvent ici pour le Roc d’Azur et lors de la dernière édition j’ai décidé de venir m’installer ici pour l’hiver », confie t-elle. Elle reprend : «Nous allons pouvoir construire un travail commun et je suis vraiment emballée. Ca fait deux saisons que je cumule de la malchance et j’espère que tout cela est derrière moi aujourd’hui. J’espère retrouver rapidement le top dix cette saison ». Pour la petite histoire, l'un des premiers contrats de Byberg était avec... GT (voir photo). C'est donc un peu un retour aux sources. Vice – championne du monde et deuxième de la Coupe du monde (avec l’étape de Bromont en prime), la belle a accumulé les pépins depuis. La saison dernière avait pourtant bien commencé avec des podiums à Pietermaritzburg et Offenburg (5e) mais une chute avant les Mondiaux (jambe brisée) l’a priva
d’une participation à Champéry. Après seulement une saison d’existence, GT-Skoda-Chamonix réalise un sacré coup et bouscule les habitudes françaises. En effet, jusqu’à présent, aucune pilote étrangère de niveau mondial n’avait été séduite par une structure tricolore. C’est désormais du passé…Qui remportera la premi?re manche de la Coupe du monde XCO le 17 mars ? Pitermaritzburg ?
L’édition 2012 apporte deux principales nouveautés ! Tout d’abord, la station de Font Romeu fait son retour sur la scène VTT avec l’ouverture de la saison d’enduro les 26 et 27 mai. Depuis 2002 et l’organisation d’une coupe de France, le gratin national n’avait plus eu l’occasion de rouler sur les terres catalanes. Alors, pourquoi le Massif Pyrénéen ? Fred Glo argumente : « Tout d’abord, notre priorité est de développer les enduros en dehors des Alpes. C’est une volonté claire avec la fédération. Ensuite, l’opportunité de faire une manche à Font Romeu est venue de
Greg Doucende. Il réside désormais là-bas et nous avons déjà travaillé ensemble alors l’association s’est faite très naturellement ». La seconde nouveauté vient de la fusion entre les Coupes de France issues des Enduro Series avec le circuit All Mountain Series : « 2011 était une année de transition. Aujourd’hui, le règlement évolue et notre souhait avec la FFC est que la Coupe de France Enduro soit le reflet de notre discipline. Alors nous avons mêlé les deux sortes de compétitions sur chaque manche (avec remontées mécaniques et sans ndlr) ». Côté calendrier, des critiques ont déjà fait surface quant à la superposition d’évènements FFC ou non organisés sur un même week-end. Non inquiété, Fred Glo explique : « Nous avons déjà nos propres contraintes d’organisateurs, les sites d’accueil en ont également et nous ne pouvons malheureusement pas tenir compte des calendriers de chacun. C’est déjà assez compliqué. Puis dans la réalité, je pense que très peu de monde veut et peut courir après chaque classement. Ces choix de courses ne concerneront que très peu de pilotes ». Rémy Absalon (Commençal), focalisé sur d’autres objectifs l’an passé (vainqueur de la Mégavalanche de l’Alpe d’Huez et de la Réunion), ne compte pas faire l’impasse sur ces manches fédérales cette saison : « Le nouveau format avec du All-Mountain me convient bien. Cela disperse moins les dates, divise moins les tops pilotes et nous offre un vrai championnat. Côté calendrier, c’est à la base difficile de participer à chaque course alors ces superpositions ne sont pas si graves ». Jérôme Clementz (Cannondale), vainqueur de la première édition, s’affiche comme l’homme à battre. A qui le tour ?